VIVRE DANS L’UNIVERS INFINI
• AVANT-PROPOS
• LA LOI
• LES RELIGIONS DES ÉPOQUES ESCLAVAGISTES
• LA VÉRITÉ
• L’AMOUR
• LE JUGEMENT
• LA DÉLIVRANCE
• L’UNIVERS INFINI

AVANT-PROPOS
Cet essai ne représente le seul aboutissement des efforts spirituels spéculatifs de l’auteur, mais le fruit des accumulations et des efforts à la recherche de la Vérité. Sincérité, sincérité et encore sincérité a été la clé qui m’a ouvert le chemin de l’intuition vers la Vérité. Aussi longtemps que l’on vit excessivement dans le monde de ce que nous croyons en apparence connaître, il sera presque impossible de devenir un véritable receveur des vérités à résonance spirituelle. L’état de réception gagné par la complète générosité de l’âme, en suivant à tout moment le dicton socratique ” je sais que je ne sais rien “, a constitué pour moi la joie de découvrir une autre voie de la connaissance.
L’ Auteur
Virgil Beceru Copyright © 2006-2017
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Chapitre I
LA LOI

“Celui qui ne reçoit pas le royaume de Dieu comme un petit enfant, n’y entrera pas.” [Luc: 18-17].

Borné à se déplacer dans la sphère étroite de la raison sensorielle et verbale, l’homme ignore que ce qui lui révèlent en fait ses sens constitue une minuscule partie de la réalité. Nous vivons en permanence sous l’impression qu’en vertu du fait de connaître le nom d’une chose, nous la connaissons en tant que telle. “La seule vraie connaissance, c’est d’être conscient que l’on ne connaît en vérité rien”, a affirmé Socrate, le philosophe de l’Antiquité. Etre conscient de sa propre ignorance et saisir ainsi la vérité du fait, c’est une circonstance qui nous amène à prendre contact avec l’inconnu. S’apercevoir à degrés du fait que son propre être est plus méconnu qu’une étoile lointaine dans le ciel, signifie faire un grand pas en avant sur la voie de la compréhension, selon laquelle notre être ne nous appartient pas et n’est pas gouverné par sa propre volonté que dans une faible mesure, en fonction de son degré d’intégration cosmique. Dans la vie quotidienne, nous nous débrouillons avec ce que nous connaissons en apparence, mais très souvent il advient des situations imprévisibles où l’on ne sait plus qu’en penser. D’ici a surgi le besoin d’invoquer une aide magique, représentée par les superstitions. L’homme s’était rendu compte depuis les temps anciens que par la ferme foi, il pouvait faire pencher la balance du hasard en sa faveur dans certaines circonstances. Toutes les formes de magie et les religions ont eu comme but la préparation de la psyché pour l’affermir dans sa croyance en réussite aux situations extrêmes. La confiance conduit vers le calme, la lucidité et le succès alors que le doute mène à la crainte, à l’agitation, au tourment et finalement à l’échec. D’ailleurs, de nos jours même, les hommes ont recours aux prières, aux sortilèges, rituels, talismans, oracles, horoscopes pour faire incliner la balance du destin en leur faveur.
La notion de l’infini est mal apropriée par l’esprit fondé sur la connaissance via les sensations et les perceptions, pour lequel tout paraît limité. L’intellect sensoriel envisage l’univers comme étant conçu par un Créateur qui, tel un artisan, dispose à sa guise de sa création. En revanche, l’homme ne saurait pas offrir une réponse pertinente à la question : “qui a créé le Créateur” et il est fort peu probable qu’il puisse saisir le fait que le Créateur et sa création sont inséparables, formant une Entité Unique. En faisant appel à Dieu de la même manière dont il fait appel à n’importe quelle autre magie, l’être humain résout ses problèmes sur le plan terrestre. Cette solution découverte empiriquement peut être ingénieuse et utile par surcroît dans beaucoup de cas, mais elle ne fait que situer l’homme en un faux rapport avec lui-meme et l’Univers.
Par la découverte de la vérité en vertu de laquelle son Etre est infini et que l’Etre et l’Univers sont réciproquement intégrés dans un Tout unitaire et qu’ils évoluent sur la base des Lois Universelles, l’homme pourrait atteindre la compréhension de sa propre nature et, par conséquent, serait à même d’établir des relations tout à fait différentes avec soi-meme et son environnement. La croyance en forces immaterielles qui gouvernent l’Univers materiel a fait naître la dichotomie âme-corps, esprit-matière, Dieu-Dable. En conformité avec les naives idées primitives, le corps materiel était vu avec mépris comme la source de tous les maux, et l’âme, étant immortelle, survivait la désintégration du corps materiel en passant par des réincarnations successives ou acquérait des formes éthérées et astrales, aboutissant au “Jour du Jugement”, au “Paradis”, à “L’Enfer” etc. La croyance en la préexistence de l’âme avant la naissance du corps physique et en sa postexistence après la mort de celui-ci, est la conséquence du fait que l’homme primitif, sous l’emprise de ses notions naïves, “voit” le corps physique éphémère mourir, pourrir et disparaître, et l”âme immortelle s’élève au “Paradis”ou tombe en “Enfer” ou elle passe par une nouvelle réincarnation.
L’âme et le corps forment ensemble une unique Entité cosmique. Il n’existe pas un Univers immateriel qui soit séparé de l’Univers matériel, en fait ils coexistent dans l’unité. L’âme, l’esprit, l’ego intégrent le champ énergétique et informationel conscient ou inconscient de la personnalité de chaque individu. A partir du moment de sa création, le subconscient de l’Etre et d’ailleurs toute autre cellule se trouvent dans un permanent échange d’information avec l’Univers. Rien d’inconnu qui reste dans l’Univers, rien qui disparaisse, tout ce qui est nécessaire est transmis à la cellule tout comme à l’Etre Suprême par un processus de feedback en résonnance cosmique. L’Univers se trouve dans un permanent état d’évolution qui est voué à l’éternité, le chaos est suivi par un nouvel ordre, l’intégration se voit réinstallée après la désintégration.
L’Homme redecouvre sans cesse les lois et l’harmonie de l’Univers. Il s’est rendu compte du fait qu’une action a comme résultat une réaction et une cause est suivie par un effet. Ni la cause ni l’effet n’ont rien à faire avec la clémence, la colère ou la vengeance de l’Univers, mais sont des phénomènes relativement cognoscibles et exprimables à l’aide des languages scientifiques. L’Univers n’est ni bon ni méchant, il ne montre pas de préférence pour une cellule ou pour une autre ou pour un macro ou microsystème, il ne punit pas, il ne pardonne pas.
Les lois de l’Univers agissent d’une manière harmonieuse, uniforme, opportune.

Chapitre II
LES RELIGIONS DES ÉPOQUES ESCLAVAGISTES

” Ne craignez donc pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais qui n’ont pas le pouvoir de faire mourir l’âme. Craignez plutôt celui qui peut vous faire périr corps et âme dans l’enfer. ” [Matthieu: 10-28].

L’Antiquité esclavagiste a créé les religions utiles à cette époque. La religion mosaïque, conçue et imposée par Moïse, consistant en la foi en un Dieu Unique, a rassemblé les juifs divisés par leur adoration des idoles et les a aidés à survivre à l’esclavage et à d’innombrables guerres. Le Dieu de Moïse, intolérant envers les déités des autres peuples, devient un Dieu de la terreur et des atrocités qui prend part comme “coéquipier” aux guerres d’invasion : “C’est moi seul qui suis Dieu, il n’y en a pas d’autre, je ferai rendre compte à tous mes ennemis. J’enivrerai mes flèches du sang des adversaires, mon épée pourfendra la chair de ses victimes et la tête des chefs des peuples ennemis. Je verserai le sang des blessés, des captifs.” [Deutéronome: 32-39, 41, 42]. Il fait des serments envers “le peuple choisi” auquel il promet la domination du monde entier : “Demande-moi: Que veux-tu? Je te donne en patrimoine tous les peuples de la terre; et le monde, jusqu’en ses confins lointains, sera ta propriété.” [Psaume: 2-8] . Cette religion a été imposée par Moïse au prix fort de la violence et des génocides: “Que chacun de vous mette son épée au côté! Parcourez tout le camp, allez d’une tente à l’autre, que chacun tue, au besoin, son frère, son ami, son proche. Ce jour-là, environ trois mille hommes du peuple perdirent la vie.” [Exode: 32-27, 28]. Associé au Diable, le Dieu de Moïse a été ultérieurement démasqué par Jésus : “Votre père, c’est le diable, et vous voulez vous conformer à ses désirs. Depuis le commencement, c’est un meurtrier: il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il ment, il parle de son propre fond, puisqu’il est menteur, lui le père du mensonge. Celui qui appartient à Dieu écoute les paroles de Dieu. Si vous ne les écoutez pas, c’est parce que vous ne lui appartenez pas.” [Jean: 8-44, 47]. Jésus a voulu remplacer ce “Dieu” de la terreur par le Dieu de l’amour, chose qui lui a couté la vie.
Les dieux de la religion chrétienne et islamique sont par essence semblables au Dieu de Moïse ; ils ne formeront que des sujets intolérants et vindicatifs, faiseurs de guerres “saintes” qui attendent la justice divine du “Jugement dernier”. Quelques siècles auparavant, l’Eglise chrétienne exerçait le rôle de police destinée à discipliner et à éduquer par la force et la terreur les sociétés chrétiennes. L’esprit laïque était considéré maléfique, et les personnes qui s’opposaient aux enseignements religieux étaient jugées, torturées et brûlées vives. Dès le berceau, les chrétiens sont éduqués à l’esprit de la culpabilisation de soi-même, sont tenus sous la menace de mythes et d’apocalypses de la juste colère, de la punition et de la vengeance, dans le but dissimulé de former psychologiquement les futures esclaves. Par le fait d’être les héritiers du “péché originel”, leurs enfants sont culpabilisés dès l’enfance, et le baptême signifie de ce point de vue la rémission de cette faute ou péché, c’est à dire d’être nés comme “pécheurs”.
Tout Dieu qui inspire de la terreur ne formera que des sujets à psychologie d’esclave. Les moines endoctrinés des monastères, enfermés dans un labyrinthe spirituel hallucinogène, vivent dans le “paradis” des asiles communautaires. Le bonheur de l’esclave libéré des “soucis de ce pauvre monde” est réduit à demander l’aumône, chanter les louanges de son maître et se plaire à sa clémence. L’homme devient ainsi incapable à assumer d’une manière digne la lutte avec son univers, égaré dans un monde hostile où “le Tout-Puissant” fait sentir son intervention à son gré : “Reconnaissez-le donc: C’est moi seul qui suis Dieu, il n’y en a pas d’autre! C’est moi qui fais mourir et moi seul qui fais vivre, c’est moi qui ai blessé, c’est moi qui guérirai, et de ma main, nul ne peut délivrer.” [Deutéronome: 32-39].
La croyance en déités coexiste avec la croyance en le pouvoir de l’argent, des armes, de la sournoiserie, de la terreur etc. Dans le domaine religieux, Dieu existe et “fonctionne” grâce aux pouvoirs extraordinaires de la suggestion et de l’autosuggestion. Pour un athée, Dieu ne “fonctionne” pas, alors il n’existe pas. Les expériences réalisées sous hipnose confirment le pouvoir immense de l’esprit humain activé par la suggestion et l’autosuggestion.
Tous les événements de la vie de l’homme soi-disant croyant sont devenus les circonstances où se déployent des rituels et d’autres services à caractère magique et religieux dont il est devenu dépendent. Sans les rituels, les prêtres et l’église, menacé de punitions et de mythes apocalyptiques de cauchemar, il est envahi par l’épouvante, face à la perspective de vie et de la mort. Depuis de milliers d’années les mythes ont été les maîtres de son esprit. Les hommes doivent enfin comprendre le but dans lequel ces religions, peuplées de Dieux qui s’emportent, maudissent, menacent, jugent ou punissent, ont été créées à leur époque.

Chapitre III
LA VÉRITÉ

“Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres: il aura la lumière de la vie.” [Jean: 8-12].

Il y a 2000 années l’Homme Jésus a découvert et transmis à ses semblables la Vérité sur l’homme et sur sa condition existentielle sur la Terre. La doctrine de Jésus est une science, non pas une religion. La vérité doit être comprise, assimilée, pratiquée, et non simplement lui faire confiance. Jésus a dit : “Or, moi et le Père, nous ne sommes qu’un.” [Jean: 10-30, 14-10]. Ces paroles expriment la vérité fondamentale sur l’homme et l’univers que voici: L’Etre est une part de l’Univers, l’Etre et l’Univers sont réciproquement intégrés en une Unité vive et eternelle. En redécouvrant cette vérité, nous pourrons ainsi saisir notre véritable identité. Elevés à la qualité de “Fils”, nous devenons intégrés, nous sommes part de l’être du “Père” et dès maintenant “Il” est part de nous. Comprendre que nous sommes les Fils de l’Univers constitue le premier pas, désigné par Jésus comme ” Le Chemin “: “Le chemin, répondit Jésus, c’est moi, parce que je suis la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. “, [Jean: 14-6]. Les fils des hommes qui ne connaisaient pas la Vérité étaient considérés aussi bons que morts: “Laisse aux morts le soin d’enterrer leurs morts.” [Luc: 9-60]. La compréhension, l’adoption et la pratique de la Vérité ont acquis le nom de “Nouvelle Naissance” de l’esprit et non pas du corps: “Ce qui naît de l’Esprit est animé par l’Esprit.” [Jean: 3-6] . Acquérir la qualité de “Fils” et découvrir le “Père” signifie la “Résurrection”: “Les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et tous ceux qui l’auront entendue vivront.” [Jean: 5-25]. Jésus établit sur une base nouvelle la relation entre l’homme et l’Univers, celle de Père-Fils: “Certains pourtant l’ont accueilli; ils ont cru en lui. A tous ceux-là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu.” [Jean: 1-12].
La relation Père-Fils fera naître une nouvelle relation entre l’homme et l’Univers, basée sur des sentiments qui éliminent l’ancien rapport maître-esclave : ” Or, un esclave ne fait pas partie de la famille, un fils, lui, en fait partie pour toujours.” [Jean: 8-35]. Le fils doit à son père l’exercice de la dignité et de la responsabilité de fils, alors que l’esclave doit à son maître sa soumission et sa crainte. “La Résurrection” et “La Nouvelle Naissance” s’opérent par l’entremise de “l’eau et de l’esprit”, c’est-à-dire par le jeun et la prière (la méditation). La nouvelle manière de vivre et de penser du celui qui passe par la Résurrection s’appelle “Le Royaume de Dieu”.
La parole ne représente rien en soi si elle ne trouve pas son expréssion dans l’être de l’homme: “Ce n’est pas par une naissance naturelle, ni sous l’impulsion d’un désir, ou encore par la volonté d’un homme, qu’ils le sont devenus; mais c’est de Dieu qu’ils sont nés. ” [Jean: 1-13]. Par le fait de ” s’incarner ” dans l’Etre entier, la parole devient vive à la manière d’une semence d’une plante qui trouve la terre féconde. La parole écrite ou prononcée est une étape, une voie, un moyen que l’on doit dépasser, et non pas transformer en fétiche ou en dogme. Ecrire ou prononcer la parole n’implique pas nécessairement la sentir. La parole écrite ou prononcée représente la vague ou l’ondulation sur la surface de l’océan des perceptions intérieures. La parole sentie donnera naissance à de nouvelles formes, de même qu’une plante qui porte ses fruits par ses semences: “Un autre enfin a reçu la semence «sur la bonne terre». C’est celui qui écoute la Parole et la comprend. Alors il porte du fruit: chez l’un, un grain en rapporte cent, chez un autre soixante, chez un autre trente.” [Matthieu: 13-23, 37]. La parole de la Vérité est telle la graine de moutarde “qu’un homme a prise pour la semer dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences; mais quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes du potager et devient un arbuste, si bien que les oiseaux du ciel viennent nicher dans ses branches. Le royaume des cieux ressemble à du *levain qu’une femme prend pour le mélanger à une vingtaine de kilogrammes de farine. Et, à la fin, toute la pâte lève.” [Matthieu: 13-31, 32]. Pour les hommes qui recevaient ses paroles, Jésus se considérait comme la pain spirituelle et l’eau vive: “Oui, vraiment, je vous l’assure: si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez point la vie en vous. Celui qui se nourrit de ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. Le Père qui m’a envoyé a la vie en lui-même, et c’est lui qui me fait vivre; ainsi, celui qui se nourrit de moi vivra lui aussi par moi.” [Jean: 6-55].
“Le Fils” par “l’Incarnation de l’Esprit de la Vérité”, sera né de nouveau, découvrira que maintenant et à jamais son Etre est part du “Père”, qu’il est “Fils”, et non pas un esclave. Le Fils est redéfini comme homme, il acquerra une nouvelle dignité. Il est “Le Fils désigné” de l’Univers-“Père”, il délivre les âmes égarées dans l’enfer de l’erreur et rétablit le lien primordial entre l’homme et l’Univers.

Chapitre IV
L’AMOUR

” Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le commandement le plus grand et le plus important. Et il y en a un second qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.” [Matthieu: 22-37, 39] .

En trois simples mots: “Aimez vos ennemis” [Matthieu: 5-44], Jésus a anéanti la lutte avec “l’ennemi”, avec le “Malin”, le conflit entre “Bien” et “Mal”. L’amour de Jésus ne représente une réplique ostentatoire visant “Le Mal”, mais une autre modalité d’aborder la lutte. C’est une pratique d’autoformation qui signifie la guérison spirituelle face à la maladie de l’intolerance. En cultivant sans cesse l’amour pour ” Le Père”, l’âme se purifie de la haine, de la crainte, du mépris pour ses prochains tout aussi comme pour le “Malin”.
Cet amour de Christ n’est pas en fait une réplique donnée à “l’ennemi” qui tente à l’adoucir, l’ironiser, le reéduquer ou le punir. Son unique but est de protéger son propre esprit qui doit étre tenu à l’écart de la dégradation. En conformité avec les enseignements de Jésus, des sentiments tels la haine, le mépris, avec toutes leurs nuances, dans toutes leurs formes et dans toutes les circonstances, doivent être purgés de l’esprit au prix de la vie-même. Ceux qui haissent et luttent avec eux-mêmes pour détruire “Le Malin” ne feront que servir “Le Malin”, seront contaminés par la haine et deviendront des “Malins”. “Le Bien” qui hait, qui méprise n’existe plus, il prendra la place du “Mal”. “Ne résistez pas à celui qui vous veut du mal; au contraire, si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut te faire un procès pour avoir ta chemise, ne l’empêche pas de prendre aussi ton vêtement. Et si quelqu’un te réquisitionne pour porter un fardeau sur un kilomètre, porte-le sur deux kilomètres avec lui. Donne à celui qui te demande, ne tourne pas le dos à celui qui veut t’emprunter. ” [Matthieu: 5-39, 41] sont des paroles imposibles à saisir et à accepter par toute personne qui ne se pose pas de tels problèmes . N’importe quel acte diffamatoire manifesté envers toute chose ou toute personne est destructif et finalement autodestructif. Les injures que nous adressons, par exemple, à une pierre auquelle nous nous sommes heurtés par manque d’attention, déclenchera plus tard d’une façon réflexe notre colère envers les chose rencontrées similairement sur le chemin. L’intolérance du berger envers son troupeau de bétail manifestée par la violence verbale et physique va s’étendre sur sa vie entière, ses relations familiales et sociales. Lorsqu’il a dit: “Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui se serviront de l’épée mourront par l’épée. ” [Matthieu: 26-52], Jésus se réferait à la perdition de l’âme de ceux qui “dégainent l’épée” par leurs paroles, leurs gestes, leurs attitudes ou actes.
Dans la Bible, dans le premier Livre de Moïse, nous apprenons comment s’est opérée chez l’homme la fatale contamination par “Le Bien” et “Le Mal”, après que “Eve”, tentée par “Le Malin”, a commis “le péché” de la désobéissance originelle, en prenant des fruits de l’arbre de la connaissance du “Bien” et du “Mal”. En fait, Adam et Eve connaissaient “Le Bien” et “Le Mal” avant d’avoir goûté au “fruit interdit”. C’est uniquement de cette façon-la qu’ils ont pu connaître “Le Bien” de se soumettre à l’injonction et “Le Mal” d’être punis de mort, lorsque le Seigneur leur a dit: “Mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l’arbre du choix entre le bien et le mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. ” [Genèse: 2-16]. Ouvrir leurs “yeux”, dès que “Adam” et “Eve” ont “vu” qu’ils étaient nus, ont eu honte et se sont abrité du regard divin, signifie l’apparition de la raison en conséquence du développement du langage et de la mémoire, phénomènes qui se sont déroulés durant de millions d’années d’évolution d’innombrables générations de “Adams” et “Eves”.
Au long de l’évolution, les réactions physiques de répulsion pour les choses désagréables se sont transformées en des réactions psychiques manifestées par des sentiments d’horreur à l’égard du “Mal”. Le dualisme antagoniste “Bien”-“Mal” constitue un produit de l’intellect sensoriel sapé par des sentiments négatifs. L’homme a augmenté ce dualisme destructif en inventant un esprit du “Bien”, Dieu, et un esprit du “Mal”, le Diable. Par son intolérance il s’est écarté de sa condition initiale, “paradisiaque”. Dans l’infini il n’y a pas d’antagonisme entre “Bien”et “Mal”, il existe de différents stades d’évolution et de diverses formes d’organisation, et le rejet du nuisible ne renvoie nécessairement à un “Mal” digne de mépris. “Adam” et “Eve” se sont contaminés de l’esprit intolérant du Dieu de Moïse, qui menace, s’emporte, maudit, condamne et punit “Le Mal”.
L’homme peut regagner son “immortalité” et sa condition “paradisiaque” en atteignant sur un plan supérieur “la conciliation” avec “Le Père”, et en se délivrant du dualisme antagonique “Bien-Mal”. L’Univers-“Père” n’est ni bon, ni méchant, Il est. Dans l’Univers Infini il n’y a pas de sentiments de mépris pour quelqu’un ou quelque chose, il y a seulement les Lois de l’Unité et de l’Harmonie Universelle. La peur doit être remplacée par l’amour, et l’homme devenu “Fils” obtiendra alors le respect de soi et de Tout. L’amour pour “Le Père” est l’effort de l’âme de s’offrir au Tout et la joie d’être ensemble, tout “en oubliant” la science et les désirs de l’intellect sensoriel.
Le dicton du sage Socrate: ” Je sais que je ne sais rien”, associé à la joie d’être ensemble expriment l’amour du Fils pour “Le Père” Infini. Le véritable Fils saura neutraliser la colère de l’aggresseur, en manifestant sa capacité de pardonner et l’amour pour “Le Père” ” de toute son âme, de tout son esprit et de toutes ses forces intérieures, assumant ainsi dignement sa qualité de Fils. Ceux qui montrent des sentiments destructifs et en font une pratique constante se verront nier toute possibilité d’accès à l’Unité Universelle et décideront de la sorte une condamnation de soi-même à l’état d’isolement, d’aliénation et désintégration. Toute relation de tolerance-paix-pardon-amour envers une personne-chose sur le plan sensoriel, envers “le prochain”, est inconstante, capricieuse, conditionnée d’une façon mesquine et à la longue hypocrite et vicieuse dans la mesure où elle n’est pas le résultat de l’effort inconditionnel de pardonner-tolérer-aimer envers le plan extrasensoriel l’Univers Infini-“Le Père”. Seul l’exercice de l’amour et du pardon pour le Tout nous vaudra-t-il l’indulgence pour le “prochain” de qui font partie toute chose ou être sur le plan sensoriel.

Chapitre V

LE JUGEMENT

“C’est maintenant que va avoir lieu le jugement de ce monde. Oui, maintenant le dominateur de ce monde va être expulsé.” [Jean: 12-31].

Pour les trois années qu’il a eu la permission de vivre en tant que Maître, Jésus a essayé d’offrir une Doctrine de la Vérité au peuple juif, à la lumière de laquelle l’être humain allait se redéfinir et remplacer par la suite l’ancien Dieu-Seigneur par le nouveau Dieu-Père: “C’est maintenant que va avoir lieu le jugement de ce monde. Oui, maintenant le dominateur de ce monde va être expulsé.” [Jean: 12-31]. L’église judaïque l’a considéré une menace pour la vielle foi mosaïque et l’a supprimé cruellement, et son corps a été ravi et porté disparu. Une centaine d’années de persécution suivirent, dirigée contre les premiers chrétiens qui s’étaient disséminés à travers l’Empire Romain.
Parmi les plus cruels persécuteurs se trouvait aussi le théologien juif Saûl de Tars. De son rôle de persécuteur, il devient du jour au lendemain un “adepte” du christianisme, mettant en ouvre un plan de destruction de la Doctrine de Jésus et des premiers chrétiens, à l’aide de la diversion et de la duplicité. Un autre objectif important était de protéger l’Eglise judaïque contre une réforme religieuse, que Jésus, n’eût-il été supprimé, aurait menée à bonne fin. Devenu citoyen romain, sous le nom de Paul, Saûl propage dans l’Empire Romain la nouvelle religion fondée sur la complète déformation de la vérité sur la Doctrine, la vie et la mort de Jésus.
La doctrine de Saûl a été spécialement créée pour les “peuples” (nonjuifs). D’après cette religion, Jésus est le Fils Unique de Dieu, né et envoyé dans ce monde pour sauver par sa mort les hommes du “péché originel” d’Adam et d’Eve. L’empéreur Constantin a tiré parti de la nouvelle religion pour éliminer ses adversaires et s’emparer du pouvoir. La chrétienté entière a été influencée par la fausse doctrine, astucieusement élaborée, formulée et propagée par Saûl.

Chapitre VI

LA DÉLIVRANCE

“Et la vérité fera de vous des hommes libres; tout homme qui commet le péché est esclave du péché.” [Jean: 8-32, 34].

La délivrance de “L’Enfer” et l’existence au “Paradis” n’est pas possible qu’uniquement par la connaissance de la Vérité que nous sommes Fils et non pas d’esclaves, que maintenant, dans un présent éternel, nous faisons partie intégrante du “Père”, l’Univers Infini.
La régéneration spirituelle du “nouveau né Fils” entraînera la purification de l’âme par l’élimination de celle-ci du “péché”, de la ” mauvaise herbe ” semée par ” Le Malin “: “Laissez pousser les deux (la mauvaise herbe et le bon grain) ensemble jusqu’à la moisson. A ce moment-là, je dirai aux moissonneurs: Enlevez d’abord la mauvaise herbe et liez-la en bottes pour la brûler: ensuite vous couperez le blé et vous le rentrerez dans mon grenier.” [Matthieu: 13-30].
Les trésors spirituels seront beaucoup plus précieux que ceux terrestres: “Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cour. ” [Matthieu: 6-19, 20, 21]. L’homme materiellement pauvre, mais spirituellement riche (en Esprit) a plus de chances à se former et à s’intégrer sur la voie du salut spirituel: “Heureux en esprit ceux qui sont pauvres, car le royaume des cieux leur appartient.” [Matthieu: 5-3], par comparaison avec un homme pauvre en Esprit, mais matériellement riche (les riches sont heureux en corps). C’est à grande peine qu’un homme riche matériellement atteindrait le bonheur et la richesse “en Esprit” pour voir “Le Royaume de Dieu”: “Il est difficile à un riche d’entrer dans le royaume des cieux. Oui, j’insiste: il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.” [Matthieu: 19-23, 24].
Le but de l’exercice de “L’Amour” et du “Pardon” est ‘la résurrection”, “la nouvelle naissance” et “l’élévation” de l’homme de “L’Enfer” de l’erreur et de l’intolérance. “L’Enfer”, “Le Paradis” ne représentent que l’univers intellectuel et spirituel vécu par l’homme à l’Instant Présent.

Chapitre VII

L’UNIVERS INFINI

“Je suis venu dans ce monde pour qu’un jugement ait lieu, pour que ceux qui ne voient pas voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.” [Jean: 9-39]. “Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces vérités aux sages et aux intelligents, et que tu les as dévoilées à ceux qui sont tout petits.” [Luc: 10-21].

L’homme de notre époque, qu’il soit laïc ou religieux vit essentiellement dans le meme Enfer que l’homme primitif. La revolution technologique opérée pendant le dernier siècle l’aide à se procurer plus aisément certains biens matériaux, mais ne lui est d’aucune utilité lorsqu’il s’agit de dépasser les maladies mentales et émotionelles. L’homme laïc tout comme l’homme religieux ignorent en fait la véritable place qu’ils devraient tenir dans l’Univers.
Les directeurs de conscience de toutes les religions du monde, ignorant ou prétendant de ne pas connaître de qui ils sont les instruments, se plaisent à l’égoisme, à la mesquinerie et à l’hypocrisie que l’on peut lire le plus souvent sur leurs visages. Leur “Dieu” ne leur permet nullement de s’affranchir de leur mentalité d’esclave, tourmenté par de mythes fabriqués par des esprits primitifs. Depuis Moïse la coutume veut que “Le Tout-Puissant” puisse être contacté seulement par l’entremise des “élus”, des rituels magiques, des prêtres et des magiciens. Egaré dans sa solitude et souffrance, toujours mécontent de ce qu’il a et de combien il a, l’homme a les yeux complétement clos au bonheur de l’Unité dans le Tout Infini.
Pour tous les croyants, indépendamment de leur religion, la rédemption ne renvoie qu’à la clémence d’un Dieu qui leur pardonne leurs innombrables “péchés”. Des milliers d’années vécus en erreur n’ont rien apporté de neuf dans la sphère religieuse, à part les nouveaux mythes et histoires “miraculeuses”. A partir du moment où il comprendra en effet qui il est, l’homme sera alors capable de changer complètement sa mentalité et, par conséquent, d’établir de nouvelles relations avec soi-même et son environement. Etablir correctement ou incorrectement cette relation va engendrer, comme j’ai déjà affirmé, l’existence du “Enfer” ou du “Paradis dans lequel l’homme vivra. Dans la relation avec “Le Père” Infini, être heureux est une obligation, une étape, un moyen, et non pas une suite, une récompense, un but. Le malheur, le mécontentement, la crainte, la colère sont des maladies psychiques qui s’associeront inévitablement au plan bas des émotions autodestructives, à cause desquelles nous perdons la qualité de Fils et devenons des esclaves.
La doctrine de Jésus est “La Nouvelle Naissance”, “La Résurrection” et “L’Elevation” à la qualité de Fils, messager de l’Univers. La falsification de cette doctrine représente l’ouvre de la religion dite chrétienne, qui a tenu l’humanité sous l’emprise de l’erreur et de la terreur pour 2000 années. L’Etre Infini nous appelle pour cultiver “l’Amour” sans bornes comme pratique spirituelle. Qui sera impregné du véritable sens de l’Amour pour Tout, comme mode de vie, acquerra le pouvoir d’aimer son “semblable”. La totale sincérité, le respect, la devotion sont des sentiments qu’il nous faut découvrir dans notre élan vers les hauteurs. La crainte d’un Seigneur courroucé, jaloux, vindicatif, la peur de la mort et l’arsénal entier de mythes demeureront en arrière tel un rêve enfantin inventé par l’homme primitif.
Nous devons assumer avec calme et sérénité cette réalité des deux mondes dans lesquelles nous vivons: le monde sensoriel, apparemment fini, et le monde extrasensoriel de l’Univers Infini. Cela n’a pas de sens de conjurer l’Univers de changer son trajet ou le programme de ses Lois. Ce n’est pas “Le Père” qui doit être prié à exaucer les voux de l’homme, mais c’est l’homme qui doit apprendre à accepter avec courage l’évolution cosmique. Le courage d’assumer notre condition, en comprenant et en acceptant à coeur ouvert la vie et la mort comme phénomènes de l’évolution, nous vaudra la reconquête de la dignité de Fils de l’Univers. C’est ainsi que nous pourrons nous redéfinir en tant qu’êtres, regagnant la place que nous avons toujours eue dans l’Univers.
Nous vivons dans la lumière d’une vérité évidente, en vertu de laquelle nous tirons notre origine de l’Univers Infini, notre Etre est infini, nous et l’Univers ensemble formons une Unité en éternelle évolution, l’Univers entier se reflète en nous et nous en lui, et toute cellule de notre être est gouvernée par les mêmes Lois de l’Evolution Universelle.

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